Un chaland à HAMOIR

 

L'huile présentée ci-dessus nous a été proposée par Monsieur Jean-Pierre Coulon que nous tenons à remercier pour cet apport judicieux. Il s'agit d'une huile de 30cm sur 40 qui nous propose le dernier virage accompli par l'Ourthe avant de passer sous le célèbre pont de Hamoir. Ce pont possède une longue et assez turbulente histoire. Il s'agit d'un point de passage essentiel reliant le Limbourg au Condroz....Au fil des siècles ce dernier fut à de nombreuses reprises détruit et forcément reconstruit. Les dates de destruction et de reconstruction s'additionnent: 1556, 1573,1637, 1781, 1888 et enfin 1940. Le paysagiste de Chênée n'a donc pu que représenter l'ancien pont et non l'actuel qui fut reconstruit suite à la deuxième guerre mondiale... Si l'ouvrage d'art a aujourd'hui changé, il n'en est pas de même pour le lieu précis où le peintre a choisi de s'installer. Une vision rapide du tableau semble imaginer un placement sur un autre pont ou l'utilisation d'une barque. En fait, il s'agit d'une illusion causée par la morphologie du lieu. Comme le démontre la carte postale ci-dessous, Edgard D'Hont s'est simplement installé à l'endroit précis du confluent entre l'Ourthe et le Néblon...La surface aquatique représentée en bas à gauche s'avère être le Néblon, celle à droite l'Ourthe....On relèvera l'astuce de l'artiste quant au choix de cette position originale trompeuse pour qui n'a jamais visité les lieux.

 

La carte postale ci-dessus nous montre l'endroit quasi exact où se posta Edgard D'hont au moment de s'exprimer sur la toile. La photo date sans doute des années 1950 mais le lieu avait alors peu changé (mis à part la construction d'un mur de protection en  pavés, à moins que le peintre l'ait volontairement omis). Ci-dessous la carte de gauche nous montre ce positionnement au départ de l'autre rive du Néblon, celle de droite nous propose le pont du début de XXème siècle tel que dû peut-être le découvrir le Chénéen ( tout dépend du moment de réalisation de la toile, date non connue malheureusement). Il s'agit d'une oeuvre signée d'un autre artiste nommé ANDRE HALLET.Nous le remercions de nous faire profiter de son travail via une découverte de ce dernier sur la toile....d'internet. On remarquera incidemment que la reconstruction de l'ouvrage (avant une nouvelle détérioration en 1940 pour cause de nouveau conflit armé) a largement tenu compte de son aspect original et bucolique.